En ces temps économiques très tourmentés, le positionnement du département des Ardennes pour l’obtention d’un EPR (réacteur pressurisé européen) qui serait installé à Chooz, relève plus d’une réponse obligée à la situation dégradée de notre département que d’une stratégie de développement choisie. Si l’Etat validait la candidature ardennaise, il faut savoir que plusieurs mois (voire années) d’études seraient nécessaires avant d’envisager le début des travaux de l’EPR. De nombreux préalables technologiques doivent être levés et les capacités géophysiques (débit de la Meuse par exemple) du site à accueillir un tel équipement ne sont pas encore prouvées. Par ailleurs, si travaux il devait y avoir, ils ne commenceraient pas avant deux ans. Les effets attendus sur l’économie ardennaise ne seront donc pas immédiats. La situation économique, sociale et démographique (comme le montre la récente publication des résultats du dernier recensement par l’INSEE) nous invite cependant à ne négliger aucune piste de développement économique et la construction d’un EPR en est une de grande dimension. Si les membres du groupe socialiste du Conseil Général des Ardennes et le Député Philippe VUILQUE ne s’opposent donc pas à cette démarche, ils entendent poser à cette perspective un certain nombre de conditions. La première tient à l’indispensable communication qui doit être menée vers tous les élus mais aussi et surtout vers tous les Ardennais. On ne peut imaginer qu’un tel projet soit mené en catimini ou seulement par quelques élus privilégiés qui ne réfléchiraient qu’en termes de retombées électorales ! En second lieu, nous souhaitons que la création du Parc Naturel Régional dont les Ardennes ont besoin ne soit pas sacrifiée à l’arrivée d’une centrale nucléaire nouvelle génération. Le projet dont l’état d’avancement est proche de sa phase finale ne peut être remis en cause. Il est lui aussi porteur de dynamiques économiques pour l’ensemble des Ardennes. Les légitimes préoccupations écologiques des Ardennais ne peuvent pas se régler sur le seul argument de la nécessité économique. C’est pourquoi nous proposons q’une enveloppe incompressible alimentée par une partie de la fiscalité générée par l’EPR soit utilisée pour le développement des énergies renouvelables dans notre département. Il serait ainsi intéressant d’étudier la possibilité de créer une centrale solaire sur un site départemental. Enfin, la fiscalité attendue serait de près de 50 millions d’euros par an. Il va de soit que nous souhaitons que cette richesse induite soit également redistribuée sur l’ensemble du territoire ardennais. Cette somme annuelle pourrait alimenter une Dotation de Solidarité Départementale (DSD) et permettre un développement plus harmonieux de l’ensemble de nos communes. Groupe Socialiste et Divers Gauche du Conseil Général des Ardennes : Gérard DRUMEL (canton de Renwez), Bruno FRANCOIS (Mézières Est), Didier HERBILLON (Sedan Est), Christophe LEONARD (Charleville-Mézières Centre), Hugues MAHIEU (Flize), Jacques MORLACCHI (Le Chesne), Erik PILARDEAU (Monthermé), Dominique RUELLE (Revin), Benoît SONNET (Fumay), Richard WIBLET (Mouzon) Philippe VUILQUE, Député des Ardennes et Maire de Revin
pour avoir paricipé au debat socialiste du plateau de rocroi, il apparait qu'accueillir cette centrale nous apportera pas mal de création d'emploi, et le département des ardennes en a vraiment besoin. On ne peut pas refuser une telle oportunité pour l'emploi. Et puis vous savez si jamais il y aurait un probleme avec cette centrale qu'elle explose ici ou à 800 km l'effet sera le meme. Moi je suis pour et je soutiens totalement Mr le député qui fait de son mieux.
Rédigé par : Jérémy | 28 janvier 2009 à 12:38
Bonjour
Ne pensez vous pas qu'avant de se prononcer pour ou contre l'EPR ds les Ardennes il serait souhaitable d'organiser une consultation(serieuse)des citoyens je note que selon une enquete de greenpeace la construction d'un nouvel EPR ne repondrait pas a un besoin national mais plutot destine a vendre des KW a d'autres pays par ailleurs ne pensez vous pas que la region a deja "donne" en matiere nucleaire:site de Bure,chooz,projet a St.Menehould d'un autre site d'enfouissement qui bien que baptise pompeusement laboratoire reste avant tout une poubelle nucleaire..Je ne nie pas les retombees financieres mais en ce qui concerne les emplois,en dehors de la construction et de la realisation des infrastructures le fonctionnement d'une technologie de ce genre fait appel a des emplois de type ingenieur de haut niveau,je doute que ce soit le cas des demandeurs d'emploi de la vallee..Robert ex metallo ds la vallee.
Rédigé par : Robert Baudet | 24 janvier 2009 à 09:56